Management et intelligence relationnelle

Le 01 juillet 2019 par Arnaud Pottier Conscience de soi écoute intelligence relationnelle manager coach

Scène de vie de coach :

Dernière étape d’une formation qui s’achève. Elle se termine classiquement par un tour de table où chaque participant s’exprime sur ce que la formation lui a apporté. Le thème était l’animation de réunion. L’un des participants, lorsque vient son tour de prendre la parole, dit qu’il a compris que pour être un bon animateur de réunion il fallait avoir conscience de ce qui se passait entre les personnes. Il a vu parfaitement juste, et sa remarque met en lumière l’enjeu majeur d’un animateur de réunion mais aussi, d’une manière générale, d’un manager.

Au-delà des techniques d’animation, pour animer efficacement une réunion, il est essentiel que l’animateur observe les interactions entre les individus et décode ce qui se joue entre eux. Il est également nécessaire qu’il ait conscience de l’impact de ses actions sur le groupe.

La clé de l’intelligence relationnelle :

Développer sa compréhension des interactions, savoir les décrypter et adapter son comportement et ses paroles en conséquence est une vraie compétence.

C’est ce que l’on appelle l’intelligence relationnelle. Ce type d’intelligence n’est ni développée, ni valorisée dans le parcours de formation initiale des managers et partiellement prise en compte dans les entretiens de recrutement. La conséquence est que des managers bien que pilotant des équipes nombreuses, n’ont pas conscience de l’importance de cette intelligence dans leur réussite et celle de leur équipe.

Cette forme d’intelligence peut se développer dans les formations au management et particulièrement par les jeux de rôle et leur débriefing. Cet exercice permet de donner des feedbacks aux managers lorsque ceux-ci sont mis en situation. Le coaching est également un levier pour développer l’intelligence relationnelle des managers. Il permet d’aider le coaché à comprendre le jeu des interactions dans les situations qu’il a vécues.

Développer la conscience de soi :

Il s’agit également de développer la conscience de soi. C’est-à-dire de prendre de conscience de plus en plus finement de l’impact de ses paroles et de son comportement sur les autres. Difficile à développer, la conscience de soi est pourtant au cœur de l’intelligence relationnelle. Elle suppose de s’appuyer sur des qualités d’observation pour comprendre ce qui se joue dans la relation entre soi, et les autres.

Il me semble que le frein principal au développement de son intelligence relationnelle et de la conscience de soi est qu’il implique une remise en question, qui peut s’avérer profonde dans certains cas. La raison est en effet qu’en développant cette forme d’intelligence, on prend alors conscience que sa manière naturelle de communiquer n’est pas universelle, c’est-à-dire qu’elle est efficace seulement dans un certain type de situation et avec une certaine catégorie de personnes. Ce qui implique d’avoir suffisamment de flexibilité pour apprendre de nouvelles façons de communiquer pour interagir de manière positive avec l’ensemble de ses interlocuteurs. Cet apprentissage ne se fait pas en un instant mais est un véritable chemin de vie.

Excellente semaine à chacun et à lundi prochain 9h00

Et si cet article vous a plu, aidez-moi à le faire connaitre en cliquant (au moins) sur l’un des boutons ci-dessous 😉

 

Article précédent

Les managers et le piège de la routine

Article suivant

Management et ponctualité, un sujet qui fâche?

© Km30.fr 2021 | Mentions légales | site réalisé par Helloquence