Scène de vie de coach :

A chaque formation au management j’aborde le sujet de la reconnaissance des managers envers leurs collaborateurs. J’imagine que mes confrères consultants le font aussi car c’est un des fondements de la relation managériale. Si nous insistons sur ce point c’est que la motivation de tout un chacun dépend de la manière dont il se sent reconnu pour son travail ou pour qui il est.

Si tous les consultants parlent de reconnaissance, alors tous les responsables formés au management sont sensibilisés à ce sujet. Que dire de nouveau sur ce thème en quelques mots ?

La reconnaissance est une d’abord une attitude :

La plupart du temps les consultants abordent la reconnaissance en partant du besoin des collaborateurs et insistent auprès des managers pour que ceux-ci fassent de leur mieux pour y répondre, par de l’écoute, des félicitations, des remerciements… Mais ils ne partent jamais du manager en se demandant si celui-ci a une attitude reconnaissante. L’attitude est plus profonde que l’expression. Elle renvoie au caractère, à l’état d’esprit et donne de l’authenticité à l’expression de la reconnaissance. Le manager est-il fondamentalement reconnaissant du travail accompli par ses collaborateurs, de leur engagement, de ce qu’ils apportent à l’entreprise ? Au-delà des actions qui manifestent de la reconnaissance, bien entendu nécessaires, la reconnaissance est d’abord une attitude.

Un manager me partageait récemment qu’il trouvait que le monde de l’entreprise n’était pas tendre. Pression, concurrence, tension, conflit… font effectivement partie de la vie de l’entreprise. Toutes les situations ne sont évidemment pas identiques mais d’une manière générale l’attitude reconnaissante est rarement valorisée. C’est pourtant là que réside le secret du bien-être et de l’efficacité de l’équipe : avoir un manager dont l’attitude est reconnaissante.

Trop souvent les managers considèrent que la contribution de leur collaborateur est normale. Il y a bien sûr une part de vrai dans cette approche. Un manager me disait la semaine passée que nous étions payés pour faire un travail de qualité. Même s’il a raison, la rémunération comme seule rétribution aux efforts fournis est insuffisante à long terme.

Reconnaissance plus que bienveillance :

Les entreprises qui mènent une réflexion sur leurs pratiques managériales préfèrent la bienveillance à la reconnaissance. Comme je l’ai écrit dans des précédents articles, la bienveillance ne se suffit pas à elle-même. Elle doit être accompagnée d’exigence, sans quoi elle se transforme en complaisance. Si la bienveillance a remplacé la reconnaissance, c’est peut-être que le terme de reconnaissance a trop été entendu, répété dans les formations au management. Il s’est finalement vidé de son sens. Il me semble pourtant que le terme reconnaissance est plus adapté au monde de l’entreprise que celui de bienveillance. La bienveillance ne porte que sur la personne alors que la reconnaissance concerne à la fois la personne et le travail réalisé. Ce qui correspond davantage à la réalité de l’entreprise.

Un slogan publicitaire d’une marque de montre dit :« l’élégance est une attitude ». Je pourrais la paraphraser en disant : « la reconnaissance est une attitude ». Les managers doivent mener cette réflexion sur leur attitude vis-à-vis de leurs collaborateurs. Ont-ils une attitude de reconnaissance, secret de l’efficacité et du bien-être de l’équipe ?

Excellente semaine à chacun et à lundi matin 9h00.

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