Comment fixer un niveau d’exigence quand on est un jeune manager?

Le 08 juin 2020 par Arnaud Pottier accompagnement autorité communication confiance en soi

Scène de vie de coach :

La jeune manager que j’accompagne a pris son poste il y a quelques mois et son manager a organisé un coaching pour faciliter ses premiers pas dans son nouveau rôle. Elle reconnait que les débuts sont difficiles. Il est vrai que le contexte ne lui est pas favorable. Elle est issue de l’équipe qu’elle manage, si bien qu’elle a maintenant autorité sur ses anciens collègues. De plus, sa nomination a tardé et l’équipe est restée sans manager officiel pendant plusieurs mois. Pendant cette période elle a fait office de manager, sans réellement savoir si elle allait prendre le poste. Elle a donc fait du mieux qu’elle a pu sans véritablement pouvoir installer son autorité. Ses collaborateurs ont du mal à prendre conscience que la situation a changé.

Une première expérience de manager associée à un contexte complexe fait qu’elle se sent fragile dans son nouveau statut. Mais c’est surtout une remarque de l’une de ses collaboratrices qui la perturbe. Elle lui reproche d’être trop exigeante. Ce retour fragilise son assurance car elle s’imagine être la nouvelle Cruella et ne sait plus comment se positionner. Finalement cela ébranle son gout pour le travail bien fait qui lui a permis d’évoluer dans l’entreprise et d’être nommée manager. Bref le doute s’installe et elle se demande si elle est réellement faite pour ce métier. Nous travaillons ensemble sur trois axes.

Harmoniser la ligne hiérarchique :

La première démarche est qu’elle s’harmonise avec son manager sur le niveau d’exigence attendu. Il y a principalement deux avantages à ce que la chaine hiérarchique soit alignée. D’abord le manager sait que ses attentes vis-à-vis de ses collaborateurs sont légitimes car il se sent soutenu. Ensuite les collaborateurs sont encouragés à répondre aux attentes lorsqu’ils constatent de la cohésion entre ses supérieurs hiérarchiques.

Faire confiance à ses convictions :

Ensuite en période de doute, il est nécessaire de se recentrer sur ses valeurs. De revenir à ce qui est important pour soi, exprimé par ses convictions. Les valeurs sont comme des boussoles qui permettent de traverser des périodes de doute. Le manager qui transgresse ses valeurs perd immanquablement en impact. Après s’être aligné avec son manager, il est nécessaire d’être soi-même aligné, c’est-à-dire en cohérence avec ses valeurs.

Bien exprimer son exigence :

Parfois ce n’est pas l’exigence en elle-même que les collaborateurs remettent en cause, mais la manière dont elle est exprimée.

Si elle s’exprime de manière très descendante, sans donner de sens, sans prendre le temps de l’écoute et de la patience… elle ne peut pas être acceptée. Cela signifie que ce n’est pas l’exigence en elle-même qui est remise en cause mais son expression. Le manager se sent remis question dans ses valeurs par ses collaborateurs, alors qu’en fait, ce n’est qu’un problème de communication.

Il mérite évidemment d’être pris au sérieux mais ce n’est pas l’exigence du manager qui est contestée mais la manière dont il l’exprime. De plus, les jeunes managers peuvent avoir tendance à en « rajouter » en matière d’autorité pour asseoir leur leadership. Ce qui est contreproductif car cela favorise le rejet.

Être alignée avec son manager et ses valeurs, soigner sa communication, sont des éléments essentiels pour prendre sa nouvelle place de manager. Le coach est là pour l’y aider.

Excellente semaine à chacun. A lundi prochain, 9h00.

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