Êtes-vous un leader accessible?

Le 11 mars 2019 par Arnaud Pottier acessibilité écoute Humilité leader servant leader

Scène de vie de coach :

« Oui mais, on ne peut pas vraiment lui parler ». C’est ce que m’a dit la semaine passée un manager au sujet de son propre manager alors que je lui conseillais de partager avec lui ses difficultés. Le manque d’accessibilité est un défaut partagé par un certain nombre de managers. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles un manager est inaccessible : manque de temps, d’écoute, ses réactions font peur à ses collaborateurs…

Ce manque d’accessibilité est dangereux car il pousse les collaborateurs à lui masquer les difficultés, voire à dissimuler les mauvais résultats. La conséquence est que le leader à une vision déformée de la réalité. Dans ces conditions, il ne peut pas apporter à son équipe le soutien dont elle a besoin, il ne dispose pas de tous les éléments pour prendre les bonnes décisions. Il peut découvrir une situation de crise grave sans en avoir perçu préalablement les signaux faibles. Il est alors trop tard pour réagir. Par son manque d’accessibilité, le manager est devenu malgré lui un danger pour l’entreprise.

La porte de mon bureau est toujours ouverte :

Beaucoup de leaders ne sont pas conscients de cette situation et se considèrent comme accessibles. D’après eux, la porte de leur bureau toujours ouverte est la preuve de leur accessibilité. Mais cela ne suffit pas. La première condition pour que les collaborateurs viennent spontanément dans le bureau du manager est qu’ils en aient l’habitude. Pour cela, il est nécessaire que des RDV réguliers soient fixés. Par ces rituels, le manager fait passer le message que la relation avec son collaborateur et ses missions sont suffisamment importantes pour lui faire de la place dans son agenda. Il montre ainsi son accessibilité. En l’absence de ce rituel, le risque est que les collaborateurs ne sachent pas quand aller voir leur manager.

Une attitude d’humilité :

Les collaborateurs osent-ils dire au manager qu’ils ne sont pas d’accord avec lui, que sa décision est mauvaise ?

Si ce n’est pas le cas, le danger est que le manager s’enferme dans sa tour d’ivoire et que seules les bonnes nouvelles lui parviennent. Pour éviter cela, il est utile d’impliquer dès que possible les collaborateurs dans l’élaboration des décisions. Il est plus facile de remettre en cause une décision avant que celle-ci ne soit prise. Cela demande au manager d’adopter une attitude d’écoute et d’humilité.

Cela suppose qu’il ait conscience que son autorité ne se mesure pas uniquement à sa capacité à prendre des décisions, mais aussi à créer les conditions pour que des idées, des propositions émergent de l’équipe. Il faut pour cela que les collaborateurs aient leur place dans le processus de décision.

Les rituels du management et l’implication des collaborateurs dans les décisions permettent d’instaurer une relation de confiance entre le manager et ses collaborateurs. C’est la condition indispensable pour être un manager accessible, attitude nécessaire pour que l’équipe soit performante.

Excellente semaine à chacun, à lundi prochain 9h00.

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