Les évidences, tueuses de la relation managériale

Le 21 novembre 2016 par Arnaud Pottier communication leadership

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La sagesse populaire nous invite à nous méfier des évidences. C’est vrai dans le quotidien comme dans l’entreprise.

Quelques exemples. (Toute ressemblance avec des personnages existants …bref vous connaissez la suite).

Scènes de vie:

  • Acte 1 Scène 1:
  • Le manager : « Je ne comprends pas cela fait une semaine que je lui ai donné le travail, et il ne me la toujours pas rendu ? »
  • Le coach : « Tu lui as dit pour quand tu le voulais. »
  • Le manager : « Non mais il sait bien que j’ai la présentation en fin de semaine. »
  • Acte 1 Scène 2:
  • Le coach : « Tu lui as dit, que c’était du bon travail? »
  • Le manager : « Non c’est évident, il le sait, ne t’inquiète pas, quand cela ne va pas je lui dis tout de suite. Si je ne dis rien, c’est que c’est bien. »
  • Acte 1 Scène 3:
  • Le manager : « J’ai présenté à l’équipe le projet de réorganisation du service, dans le détail, ils ont toutes les étapes du rétroplanning, et pourtant ils ont l’air d’être inquiets »
  • Le coach : « Tu leur as dit pourquoi il fallait réorganiser le service ? »
  • Le manager : « Non, mais cela fait un mois que l’on en parle, Ne t’inquiète pas, ils savent bien pourquoi. »

Rendre l’implicite explicite:

Je pourrais multiplier les exemples où le manager considère que son collaborateur sait, alors que ce n’est pas le cas. Ces exemples qui auraient pu être vécus par beaucoup de managers montrent que les évidences font parfois office de communication, considérant que le collaborateur a le pouvoir de lire dans les pensées du manager. Ce don de télépathie lui permettrait de deviner ce que l’on attend de lui, l’information qu’il n’a pas, ou encore ce que pense le manager. Ce sont à chaque fois des occasions manquées d’échanges afin de rendre l’implicite explicite.

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Le manager dispose bien souvent d’informations que le collaborateur n’a pas, il côtoie des personnes dont le niveau d’information est identique au sien et ne se rend pas forcément compte que ses collaborateurs n’en savent pas autant.

L’implicite est source d’erreurs, de non-dits, de frustrations, de questionnements de la part du collaborateur et il appartient au manager de vérifier que sa pensée ou sa volonté sont bien explicites pour le collaborateur.

Prendre le temps de « Sur-communiquer »:

Il est indispensable que le manager se pose régulièrement la question du niveau d’information de ses collaborateurs, quitte à « sur-communiquer » car le manque d’informations pousse à l’interprétation, exercice consommateur d’énergie pour le collaborateur et source d’erreurs. N’hésitons pas à « sur-communiquer », même si nous avons l’impression de perdre du temps. L’interprétation risque d’en faire perdre davantage.

Bonne semaine à chacun.

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