Scène de vie de coach :

Le manager que j’ai rencontré avait le moral dans les chaussettes. Dans le cadre d’une réorganisation de son service, il a perdu une partie de son équipe. A peu près la moitié de ses collaborateurs ont été placés sous la responsabilité de l’un de ses collègues. Même si son manager lui assure que cette mesure n’a pas été prise contre lui, il vit cette décision comme un échec.

Sa déception est grande et elle l’empêche de réfléchir posément et objectivement à cette situation.

C’est parfaitement compréhensible et l’objectif du RDV est justement de l’aider à en sortir par le haut.

Quand nous vivons ce type de déception, nous devons nous interroger sur les critères de réussite qui nous animent.

Cette réflexion aide à apaiser l’émotion qui nous empêche de réfléchir posément. Une fois que nous avons identifié ce qui faisait pour nous une réussite, il devient possible de chercher les points positifs de la nouvelle situation.

Clarifier ses critères de réussite :

Quels sont nos critères personnels qui nous font dire que l’on a réussi quelque chose ?

Pour les managers, la taille de l’équipe placée sous leur responsabilité fait bien souvent partie de ces critères. Comme si le nombre de collaborateurs était le reflet du pouvoir, de la valeur ou de la compétence d’un manager. Mais je constate que la plupart du temps, la taille de l’équipe nourrit surtout leur égo.

Est-il bien vrai que la valeur du manager est corrélée à la taille de son équipe ?

Si votre petite voix intérieure répond oui à cette question, même du bout des lèvres, il y a un problème.

Car d’une manière générale, il est risqué de faire dépendre vos critères de réussite d’éléments que vous ne maitrisez pas.

Vous prenez le risque d’être à la merci d’une décision qui impacte ces critères sans que vous disposiez des moyens d’actions nécessaires pour la corriger.

C’est la raison pour laquelle il est indispensable de vous poser la question de vos critères personnels de réussite.

Et de ne garder que ceux sur lesquels vous pouvez agir.

Identifier les aspects positifs de la situation :

Une fois que les critères personnels de réussite ont été déterminés, il devient alors possible de regarder avec plus d’objectivité la situation et d’en identifier les points positifs.

C’est un exercice intéressant à réaliser qui aide à prendre du recul et à mieux accepter la décision.

Il consiste à noter les cinq conséquences positives de la nouvelle situation

Écrire contribue également à prendre de la hauteur sur ce que vous vivez.

Dans l’exemple que je vous ai présenté, le manager s’est finalement rendu compte qu’il disposera de plus de temps pour les collaborateurs dont il conserve la responsabilité.

Il a également pris conscience qu’il pourra s’investir dans un projet qui lui tient à cœur mais qu’il n’a jamais vraiment pu lancer. Ce qu’il a trouvé enthousiasmant.

C’est toujours ce qui arrive quand on reprend la main sur ses priorités.

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