Scène de vie de coach :

Donner et recevoir des signes de reconnaissance constitue le socle de toute relation humaine. C’est bien entendu également vrai en entreprise.

En Analyse Transactionnelle, qui est mon modèle de personnalité et de communication de référence, les signes de reconnaissance occupent une place centrale. Eric Bern créateur du modèle et Claude Steiner ont développé la théorie des signes de reconnaissance.

Mon intention n’est pas d’être exhaustif sur le sujet car il est vaste. Je souhaite simplement présenter ce qui peut être utile aux managers pour développer leur leadership car la reconnaissance est au cœur de la relation managériale.

Je traiterai le sujet en trois newsletters. La première est consacrée à la définition des signes de reconnaissance, la deuxième portera sur le fait d’en donner et d’en recevoir et enfin la troisième d’en demander ou de les refuser.

Les signes de reconnaissance peuvent être définis par trois types de paramètres : verbaux ou non verbaux, positifs ou négatifs, conditionnels ou inconditionnels.

Verbaux ou non-verbaux :

On devine facilement ce que sont les signes de reconnaissance verbaux. Ce sont bien entendu toutes les paroles qui montrent de la reconnaissance à notre interlocuteur.

Les signes de reconnaissance non verbaux sont souvent négligés alors qu’ils sont un canal puissant d’expression de la reconnaissance. C’est la qualité d’un regard ou d’une écoute, une main posée sur l’épaule, un sourire…ce sont tous les signes qui expriment de l’attention à l’autre.

Nous sommes congruents quand nos signes non verbaux confirment nos propos. C’est là que les signes de reconnaissance sont les plus puissants.

Positifs ou négatifs :

Un signe de reconnaissance positif est agréable à recevoir et un signe négatif est désagréable à recevoir.

Il peut sembler curieux que quelque chose de désagréable à recevoir soit considéré comme un signe de reconnaissance. Le modèle nous dit que notre besoin de reconnaissance est vital au point que nous sommes prêts à recevoir des signes de reconnaissance négatifs plutôt que de supporter de l’indifférence.

Cela signifie que faire un feed-back avec une critique constructive est un signe de reconnaissance. Les managers qui rencontrent des difficultés à faire des feed-back de correction devraient s’en souvenir. Cela les aiderait surement à se lancer.

Conditionnels ou inconditionnels :

Un signe de reconnaissance conditionnel renvoie à une réalisation de votre interlocuteur et un signe inconditionnel renvoie à qu’il est.

Ainsi quand vous félicitez un collaborateur d’avoir gagné un nouveau client, c’est un signe de reconnaissance (verbal et positif) conditionnel. Quand vous lui dites que cela vous fait plaisir qu’il soit là, le signe est (verbal et positif) inconditionnel.

En management comme dans tout autre contexte de relations, les signes de reconnaissance négatifs inconditionnels sont à proscrire. Quand un signe négatif est conditionnel, il est possible pour la personne qui le reçoit de changer un comportement où de corriger une méthode. Dit autrement, les progrès sont possibles.

Mais dans la mesure où un signe inconditionnel porte sur la personne, il concerne quelque chose qu’elle ne peut pas changer. Par exemple elle se sentira rejetée si quelqu’un fait semblant de ne pas la voir quand elle rentre dans une pièce (signe négatif non verbal) ou quand elle s’entend dire qu’elle manque d’esprit d’équipe (signe négatif verbal).

Avec ce rapide panorama des signes de reconnaissance, mon intention est d’encourager les managers à les utiliser à bon escient. Ils sont des leviers puissants pour développer le bien-être et l’efficacité de l’équipe.