Comment manager en période d’incertitude?

Le 22 juin 2020 par Arnaud Pottier changement coopération endurance Soutien

Scène de vie de coach :

L’incertitude dans laquelle nous évoluons actuellement est ce qu’il y a de plus épuisant dans la crise que nous traversons. La plupart de mes clients ont du mal à s’engager dans des projets pour la rentrée car personne ne sait ce qu’il va réellement se passer. En avril mes interlocuteurs me disaient qu’ils y verraient plus clair en juin, et aujourd’hui, c’est en septembre que l’avenir est censé s’éclaircir. Finalement, notre seule certitude est que jamais le niveau d’incertitude n’a été aussi élevé. C’est devenu une constante à prendre en compte dans toutes nos réflexions.

Nous aurons progressé lorsque nous intégrerons cette incertitude dans nos raisonnements, car elle est devenue la norme. La constance de l’incertitude est un paradoxe qui nous met mal à l’aise. Mais nous devons l’apprivoiser pour retrouver un cap dans ces eaux agitées. Pour de nouveau aller de l’avant dans ce contexte, les leaders doivent intégrer deux facteurs dans leur management. Ils doivent développer la robustesse (j’emprunte ce terme à Margaret Heffernan dont je conseille la conférence TED) et l’agilité de leur équipe.

Avoir des équipes robustes :

Une équipe robuste est une équipe capable de traverser les crises, c’est-à-dire une équipe capable d’assurer la continuité opérationnelle quel que soit le contexte. Cela suppose d’accepter de consacrer des ressources à anticiper des événements qui n’arriveront peut-être jamais. C’est une vraie révolution pour les managers qui ont souvent la contrainte d’optimiser les moyens.

C’est une condition nécessaire mais non suffisante car il est impossible de prévoir tous les risques. L’élément le plus important, indispensable à la gestion de crises quelle que soit leur nature, est la cohésion de l’équipe. Les liens que le manager aura su créer en période de calme seront les fondations solides d’un fonctionnement efficace même en mode dégradé.

Si l’équipe a un haut niveau de cohésion, alors elle se donne toutes les chances de réussir la continuité opérationnelle. Aujourd’hui la cohésion n’est plus simplement une option pour améliorer l’ambiance de l’équipe et le plaisir au travail. Elle est devenue un enjeu opérationnel majeur en période d’incertitude. Les managers doivent impérativement en tenir compte et y consacrer de l’énergie.

Avoir des équipes agiles :

En contexte d’incertitude les outils de planifications sont devenus en partie obsolètes. Les leaders ne peuvent que faire leur maximum pour mettre en place un environnement favorable à la création d’opportunités (nouveaux marchés, clients, projets…) sans être certains qu’elles se réalisent. Pour cela ils doivent travailler à trois niveaux :

Le premier est de développer chez les collaborateurs des qualités de veille pour être capable de capter les signaux faibles qui annoncent l’arrivée d’opportunités. Il s’agit ensuite de travailler pour favoriser leur émergence.

Le deuxième niveau est de faire en sorte que l’équipe soit prête lorsque les opportunités se présenteront et soit capable d’y consacrer toute son énergie pour les concrétiser.

Enfin le troisième niveau est d’accepter les événements exogènes qui viennent perturber la réalisation des plans et des objectifs pour se reconfigurer le plus rapidement possible en fonction des nouveaux paramètres.

Là aussi, la cohésion est indispensable pour que l’équipe soit agile.

Incontestablement le rôle du leader est devenu encore plus exigeant car la cohésion de l’équipe n’est pas due au hasard mais à l’investissement et au savoir-faire du leader.

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