Scène de vie de coach :

Je m’étonne parfois de ne pas avoir abordés plus tôt certains sujets. Celui-ci en fait partie. Très souvent, lorsque j’anime une formation au management, les participants me demandent comment faire pour manager leur manager. Question récurrente, que je n’ai pourtant jamais traitée.

Que veut dire manager son manager ? Le terme « manager » n’est pas forcément approprié. Il serait plus juste de dire « influencer », car il ne s’agit pas de prendre le pouvoir sur son manager, ce que peut induire le verbe « manager ». C’est souvent parce que des collaborateurs disent à leur manager quoi faire, ce qui est une forme de prise de pouvoir, qu’ils ne sont pas écoutés. En procédant ainsi, ils inversent malgré eux la relation.

Faire preuve de solidarité hiérarchique :

Pour être écouté par son manager, il est d’abord nécessaire de le respecter dans son rôle et sa fonction. C’est-à-dire ne pas remettre en cause son statut en restant conscient que la décision ultime lui revient. Une bonne manière de le respecter est d’être solidaire de son manager et de ses décisions, c’est ce que l’on appelle la solidarité hiérarchique. Dit autrement, il s’agit de faire preuve de loyauté pour construire avec lui une relation de confiance.

Si par exemple le manager se rend compte que ses collaborateurs le critiquent à son insu, il sera impossible de créer une relation de confiance avec lui. La loyauté ne signifie pas être toujours d’accord avec lui, mais en cas de désaccord, de le lui dire uniquement en face à face. Si la discussion a lieu devant témoin, le manager peut être incité à tenir une position pour ne pas perdre la face alors qu’il aurait pu écouter son collaborateur s’ils avaient été seuls dans son bureau. Le seul moyen d’influencer son manager est de participer à la construction d’une relation fondée sur la loyauté.

Ne pas chercher la prise de pouvoir :

Prendre le pouvoir sur son manager signifie lui dire quoi faire. Pour éviter cela, il est tout d’abord nécessaire de vérifier la disponibilité du manager avant tout entretien afin de ne pas prendre le pourvoir sur son temps. Le collaborateur risquerait de ne pas être écouté, tout simplement parce que ce n’est pas le bon moment. C’est le premier point à vérifier.

Ensuite le collaborateur doit formuler ses attentes de manière à se donner toutes les chances d’être écouté. Pour cela il est préférable d’exprimer son besoin après une description factuelle du motif de l’entretien. Par exemple le collaborateur peut exprimer un besoin de soutien, d’échange avec son manager, de temps…L’erreur serait de formuler une demande et non d’exprimer un besoin. Ce serait par exemple de demander de reporter le projet d’une semaine, de recruter quelqu’un en plus… Aussi légitimes que puissent être ces demandes, si le manager ne connait pas le besoin de son collaborateur et s’il n’a pas de vision précise de la situation, il sera moins enclin à l’écouter. Même si le collaborateur peut bien entendu faire des propositions de solutions, exprimer un besoin plus qu’une demande permet d’impliquer son manager dans la recherche de solutions, ce qui est une manière de l’influencer. Influencer son manager est une autre dimension du leadership que chacun devrait rechercher.

Excellente semaine à chacun et à lundi prochain 9h00

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