Scène de vie de coach :

Chez un client, j’ai accompagné plusieurs personnes placées sous la responsabilité d’un même manager. Il se trouve que ce dernier a quitté l’entreprise et vient d’être remplacé. Lors du premier RDV de coaching sous « l’ère » du nouveau manager, un détail attire mon attention. Je constate que des personnes boivent un café à leur poste de travail, chose qui était interdite avec le manager précédent. Les cafés devaient être bus uniquement dans la salle de pause et il mettait ses collaborateurs sous pression pour que la règle soit respectée. En revanche, je savais, à force de coacher ses collaborateurs directs, qu’il était d’une grande permissivité sur des comportements qui auraient dû être interdits. Le nouveau manager fait l’inverse. Il autorise les cafés au bureau et interdit les comportements hors-jeux.

Constatant l’impact positif sur ses collaborateurs, je me suis dit que les managers devraient choisir leurs combats.

Choisir ses priorités :

En management, et particulièrement dans les phases de changement, il y a ce que l’on appelle des « quickwin ». Ce sont des petits changements qui demandent peu d’investissement au manager mais qui ont un impact rapide et positif sur l’équipe. Je crois qu’il existe également des « quicklose ». Ce sont des détails sur lesquels le manager mène croisade mais qui font perdre beaucoup d’énergie à l’équipe. Manifestement, interdire les cafés à son poste de travail était un « quicklose ». Les managers devraient s’interroger régulièrement sur la pertinence de ce qu’ils imposent. Quel est l’impact de leur décision sur le bien-être, la motivation et l’efficacité de l’équipe, au regard du gain apporté par le respect de la règle ? Il faut savoir parfois accepter quelques cafés renversés, si leur consommation contribue au bien-être de l’équipe. C’est une question d’arbitrage.

Aller à l’essentiel :

La phase de reprise d’équipe, lorsque le manager prend son poste, est également une situation où il doit choisir ses combats. Avec son œil neuf et son ambition nouvelle, le manager pense voir tout de suite ce qu’il faudrait améliorer en termes d’organisation, de pratiques, de communication… Il se lance alors dans des changements tout azimut. Il est alors très probable qu’il rencontre de la résistance de la part de l’équipe. Alors, le manager se plaindra de son équipe, la trouvant réfractaire au changement. Les managers nouvellement en poste ne réalisent pas toujours à quel point leur arrivée est un gros changement pour l’équipe avant même qu’ils aient pris leur première décision. Là aussi, il est nécessaire de choisir ses combats en déterminant une seule priorité de changement et en la communiquant à l’équipe.

Les managers ne peuvent pas être sur tous les fronts. Ils doivent prendre le recul nécessaire pour déterminer là où ils mettent de l’exigence, en fonction de leurs objectifs et des priorités de l’entreprise.

Seul, il difficile de faire ce travail avec lucidité. Un accompagnement par un coach peut s’avérer particulièrement utile dans cette phase de prise de fonction.

Excellente semaine à chacun et je vous souhaite de passer des fêtes ressourçantes. Nous nous retrouvons le 06 janvier. Merci pour votre fidélité. Vous êtes plus de 800 personnes chaque moi à lire mes articles, ce qui m’encourage beaucoup.

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